Volley-ball : les Louves de Saint-Dié dénoncent un report coûteux à Bordeaux

Volley-ball : les Louves de Saint-Dié dénoncent un report coûteux à Bordeaux

Publié le Mercredi 4 Novembre 2026

Après l’annulation de leur rencontre à Bordeaux le 17 octobre, les Louves de Saint-Dié-des-Vosges doivent effectuer un nouveau déplacement le 25 novembre. Le club dénonce une perte de près de 6 000 euros et une date de report imposée par la Ligue Nationale de Volley, malgré les difficultés financières et sportives.


Un déplacement de près de 1 000 kilomètres pour un match finalement annulé, près de 6 000 euros de frais perdus et l'obligation de retourner à Bordeaux quelques semaines plus tard. Le club de Saint-Dié-des-Vosges Volley-Ball ne décolère pas. Dans un communiqué publié le 3 novembre, les dirigeants des Louves dénoncent les conséquences financières et sportives de l'annulation de leur rencontre face à Bordeaux Mérignac, prévue le 17 octobre dernier.

Ce samedi-là, les joueuses déodatiennes étaient déjà sur place depuis la veille lorsque la rencontre a été annulée, à seulement 90 minutes du coup d'envoi. À 17 h 31, un arrêté préfectoral interdisait la tenue du match en raison des risques de débordements liés aux manifestations. Une décision que le club ne conteste pas, rappelant que la sécurité des joueuses, du staff et du public reste prioritaire.

Mais cette annulation représente une dépense importante pour la formation vosgienne. Le déplacement, estimé à environ 6 000 euros, ne bénéficie d'aucune couverture d'assurance. Dès le 19 octobre, le président du club, Adrien Christophe, a sollicité la Ligue Nationale de Volley (LNV) pour obtenir une participation aux frais engagés. Selon lui, le président de la Ligue, Jean Azéma, lui aurait simplement répondu : « Vous avez joué de malchance ». Une nouvelle demande formulée le 30 octobre serait restée sans réponse.

À cette perte financière s'ajoute désormais la question du calendrier. La Commission Sportive de la LNV a décidé de reporter la rencontre au mercredi 25 novembre, une date qui tombe pendant la seule semaine de repos des Louves sur la première phase du championnat. Faute de vol disponible, les joueuses devront effectuer le trajet par la route, soit une dizaine d'heures à l'aller et autant au retour, en plein milieu de semaine.

Le club avait pourtant proposé de disputer la rencontre à la mi-décembre, juste avant un déplacement déjà prévu à Béziers le 19 décembre. Une solution acceptée par les deux formations, qui aurait permis de limiter les frais et la fatigue. Mais selon Saint-Dié-des-Vosges Volley-Ball, la Ville de Bordeaux refuse d'installer le revêtement sportif nécessaire au Palais des Sports durant cette période, empêchant la tenue du match.

Malgré ces difficultés, la Commission Sportive a confirmé le 3 novembre le maintien de la rencontre au 25 novembre.

« Nous ne contestons ni la décision de la préfecture, ni la priorité donnée à la sécurité. Mais nous refusons que ce soit à un club visiteur, qui n’y est pour rien, d’en payer seul le prix », déclare Adrien Christophe, qui réclame davantage d'équité.

Les dirigeants déodatiens demandent désormais une prise en charge, au moins partielle, du premier déplacement, ainsi qu'un réexamen de la date du report ou des mesures compensatoires. Ils souhaitent également que la Ligue anticipe davantage les risques d'annulation, notamment en informant plus tôt les clubs visiteurs ou en étudiant la possibilité de rencontres à huis clos lorsque les conditions de sécurité le permettent.

Saint-Dié-des-Vosges Volley-Ball se réserve enfin la possibilité d'exercer un recours contre la décision de la Ligue, tout en restant ouvert au dialogue pour trouver une solution.

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