La Ligue des droits de l’Homme appelle deux députés vosgiens à rejeter la loi Yadan
Dans un communiqué, la Ligue des droits de l’Homme appelle deux députés vosgiens à s’opposer à la proposition de loi Yadan, qu’elle juge contraire aux libertés fondamentales.
Un communiqué de presse de la Ligue des droits de l’Homme
Dans un communiqué, la Ligue des droits de l’Homme appelle les députés vosgiens Stéphane Viry et Christophe Naegelen à voter contre la proposition de loi portée par Caroline Yadan, examinée à l’Assemblée nationale le 16 novembre.
Une loi jugée liberticide
La LDH qualifie ce texte de « véritable machine à censure » et affirme qu’il vise à « museler les critiques de l’État israélien », en contradiction avec les principes de l’État de droit et la liberté d’expression.
Selon le communiqué, la députée Caroline Yadan a clairement exprimé son intention d’interdire certains slogans lors de manifestations de soutien à la Palestine. L’organisation dénonce une instrumentalisation des accusations d’antisémitisme, de provocation et d’apologie du terrorisme visant journalistes, juristes et ONG.
Des critères jugés flous et dangereux
La LDH alerte sur l’élargissement des délits de provocation et d’apologie du terrorisme, avec des critères jugés trop vagues. Elle estime que cette imprécision pourrait permettre de censurer toute critique d’Israël et contrevient au principe de clarté de la loi.
Le texte introduit aussi les notions de « minoration » et de « banalisation », susceptibles selon elle de criminaliser des analyses universitaires ou militantes. La contextualisation d’événements violents pourrait ainsi être visée.
Un nouveau délit d’« appel à la destruction d’un État » est également pointé du doigt. Il pourrait, d’après la LDH, restreindre les débats sur la nature de l’État israélien ou les revendications d’égalité des droits.
Un impact dénoncé sur la lutte contre l’antisémitisme
Le communiqué affirme que la loi « affaiblit en réalité le combat contre l’antisémitisme ». La LDH considère qu’elle isole cette lutte des autres formes de racisme et qu’elle associe les citoyens de confession juive aux politiques de l’État israélien.
Elle estime que cette assignation identitaire pourrait mettre en danger les personnes qu’elle prétend protéger.
Laissez nous un commentaire