Pour Lou Noirclere, la loi d’urgence agricole « protège les intérêts de l’agro-industrie »
L’Assemblée nationale a définitivement adopté la loi d’urgence agricole dans la nuit du 20 au 21 juillet. Selon le conseiller régional du Grand Est Lou Noirclere, trois des quatre députés vosgiens ont voté en faveur de ce texte, vivement critiqué par les Écologistes.
Un vote dénoncé par les Écologistes
Pour Lou Noirclere, conseiller régional du Grand Est et président du groupe écologiste, cette loi « ne protège que les intérêts de l’agro-industrie, contre les agriculteurs qui vendent à perte, contre la biodiversité et contre notre santé ».
Le texte est notamment critiqué pour la réintroduction de deux pesticides néonicotinoïdes interdits en France. Il prévoit également l’autorisation d’abattages massifs des loups, avec la possibilité d’utiliser des lunettes thermiques pour les tuer de nuit, y compris dans les parcs naturels.

Des mesures contestées sur l’eau et les élevages
Selon Lou Noirclere, la loi dérégule les méga-élevages, double les possibilités de stockage d’eau dans les mégabassines et modifie la hiérarchie des usages de l’eau en rendant l’eau potable à usage domestique moins prioritaire.
Les mesures jugées prioritaires supprimées
Le conseiller régional souligne également que trois mesures présentées comme répondant aux principales urgences du monde agricole ont été retirées au Sénat puis en commission mixte paritaire. Il s’agit de l’interdiction d’importer des produits cultivés avec des substances interdites en France, de l’objectif de 100 % de viande française en restauration collective et de la mise en place de prix garantis au-dessus des coûts de production.
Face à ces dispositions, les Écologistes annoncent leur intention de saisir le Conseil constitutionnel.
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