Des organisations vosgiennes réagissent aux tirs visant le camp de la Délivrance

Des organisations vosgiennes réagissent aux tirs visant le camp de la Délivrance

Publié le Jeudi 20 Août 2026

Plusieurs associations, mouvements et partis vosgiens réagissent aux nouveaux tirs constatés sur le panneau du camp de la Délivrance, entre Martigny-les-Bains et La Vacheresse-et-La-Rouillie. Ils soutiennent les plaintes déposées et s’interrogent sur le caractère potentiellement raciste de ces dégradations.

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Le panneau pédagogique installé en forêt le long de la D24, entre Martigny-les-Bains et La Vacheresse-et-La-Rouillie, a récemment été la cible de plusieurs tirs. Après ces nouvelles dégradations, plusieurs associations, collectifs, mouvements et partis vosgiens prennent position dans un communiqué commun publié ce jeudi 20 août.

Les organisations signataires dénoncent la répétition de ces actes. Selon leur communiqué, il s’agit de la deuxième dégradation de ce type en deux ans et, à chaque fois, le portrait d’Addi Bâ a été visé par des balles.

Elles s’interrogent sur le « caractère potentiellement raciste » de ces faits, sans le présenter comme établi. Les signataires indiquent également soutenir les plaintes déposées et espèrent que les auteurs des tirs seront retrouvés.

Les portraits d’Addi Bâ et d’Antoinette Lix visés

Lors des derniers tirs, le portrait d’Antoinette Lix présent sur le panneau a également été touché, selon les organisations.

Le panneau rappelle plusieurs épisodes liés à l’histoire du camp de la Délivrance. En 1943, Marcel Arburger et Addi Bâ ont réinvesti ce camp créé en 1870. Pendant cinq mois, 110 jeunes réfractaires y ont trouvé refuge pour échapper au travail forcé en Allemagne.

Engagé dans l’armée française en 1939 puis dans la Résistance, Addi Bâ a été fusillé par l’occupant allemand le 18 décembre 1943, selon un rappel du préfet des Vosges repris dans le communiqué.

Antoinette Lix est présentée comme une figure du camp de 1870. Combattante volontaire non admise dans l’armée française, elle avait rejoint les rangs des francs-tireurs.

Douze organisations signent le communiqué

Les signataires appellent à une réaction collective face à la répétition des dégradations sur ce lieu de mémoire. Ils inscrivent leur prise de position dans la défense de la mémoire de la Résistance et dans leur engagement contre le racisme.

Le communiqué est signé par Attac Vosges, Debout ! Vosges, la Fédération des Vosges du PCF, La France Insoumise – Boucle départementale des Vosges, L’Après Vosges, le Comité contre le racisme de Gérardmer, le Comité des Vosges du Mouvement de la Paix, Les Écologistes – Groupe Local Vosges, les sections de Saint-Dié-des-Vosges, Neufchâteau et Épinal de la Ligue des droits de l’Homme, NPA88 et la section PS de Remiremont-Haute-Moselle.

Crédit photos : www.facebook.com/addiba

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